Ce que contient la pétition

Tout le monde connaît les effets de la fatigue et les ressent souvent après une journée de travail normale de 8 heures, à plus forte raison après un quart de nuit. Paupières lourdes, perte de vivacité d’esprit, réactions plus lentes et somnolence sont au nombre des symptômes habituellement ressentis. Comme tous les êtres humains, les pilotes canadiens ressentent ces symptômes – et il n’y a aucun moyen d’« entraîner » son corps à être plus alerte une fois qu’il est fatigué. Nous recherchons des règles qui reconnaissent les limites inéluctables de la physiologie humaine. Ces limites sont abondamment étudiées, tout comme les risques que l’on prend en les ignorant.

Protéger les pilotes et les passagers des avions (passagers et fret) de toutes tailles, selon les mêmes règles sur la fatigue prenant effet en même temps

Cette requête est soutenue par 8 000 pilotes de transporteurs de passagers et de fret. Nous sommes tous convaincus que le contenu ou la taille des avions n’a pas d’incidence sur les niveaux de fatigue des pilotes. Tous les pilotes ont besoin des mêmes normes de sécurité.

S’occuper de la fatigue des pilotes sur les long-courriers de nuit en limitant les périodes de service qui commencent entre 17 h et 10 h (ou 8,5 heures de vol), conformément aux conclusions de l’étude de la NASA

Cela est basé sur une vaste étude que la NASA a menée pendant au moins deux décennies, selon laquelle la fatigue des pilotes présente un risque accru le soir et la nuit. Beaucoup d’autres pays comme les États-Unis ont déjà mis à jour les règles en place, mais celles du Canada datent d’il y a 20 ans et la nouvelle ébauche de règlement ne va pas assez loin.

Faire en sorte que les systèmes de gestion des risques liés à la fatigue se fient aux limites prescriptives étayées par la science, qui exigent des données pouvant être vérifiées d’une façon indépendante et incluent une supervision rigoureuse.

Les systèmes de gestion des risques liés à la fatigue utilisent des données recueillies auprès des pilotes pour surveiller et gérer continuellement les risques pour la sécurité liés à la fatigue, en se basant sur des principes scientifiques et l’expérience opérationnelle, afin de s’assurer que les pilotes performent à des niveaux de vivacité d’esprit adéquats.

Lorsqu’ils sont utilisés d’une façon appropriée, les systèmes de gestion des risques liés à la fatigue peuvent inciter les employeurs et les pilotes à prendre la responsabilité d’identifier et de prévenir les risques liés à la fatigue. Pour les employeurs, cela signifie créer des horaires de travail qui accordent assez de repos aux employés. Les pilotes doivent profiter de ces moments de repos pour être aptes au travail. Et ils partagent la responsabilité de s’assurer que les préoccupations concernant les risques liés à la fatigue ont priorité sur les autres enjeux.

S’il des systèmes de gestion des risques liés à la fatigue doivent être utilisés, ils devraient être basés sur des données scientifiques, des politiques claires et une supervision attentive.